VOICI L'HOMME
Il est intéressant de réfléchir sur les derniers jours du Seigneur sur la terre. Un fait marquant des Evangiles, c'est que plus de 20 % des Evangiles parlent des derniers 48 heures de Jésus avec plus de précisions qu'ils n'en font nulle part ailleurs pendant la vie de Jésus sur la terre. Ce qui retient notre attention, c'est l'importance que le Saint-Esprit a accordé à ces événements qui ont marqué les derniers 48 heures de Jésus sur la terre. Ceci est à coup sûr dû au fait que la mission de Jésus-Christ n'a pris son véritable sens et sa véritable importance que les 2 derniers jours de son existence terrestre. C'est qui nous pousse à proposer une réflexion sur ces événements.
En effet, depuis sa naissance à Bethlehem, le plan de Dieu conduisait son fils vers la Croix où il devait s'offrir en sacrifice pour racheter l'humanité en décadence.
Déjà dès le huitième jour quand ses parents (terrestres) le présenta au temple, le prophète de Dieu comme pour confirmer les souffrances que Christ allait endurer déclara:
"Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction, et à toi-même (parlant à Marie) une épée te transpercera l'âme, afin que les pensées de beaucoup de cœurs soient dévoilées."
Luc 2: 34 – 35.
"David monta la colline des oliviers. Il montait en pleurant et la tête couverte, et il marchait nu-pieds; et tous ceux qui étaient avec lui se couvrirent aussi la tête, et ils montaient en pleurant."
2 Samuel 15: 30
Quelle ressemblance troublante. Ce jeudi là, quand Jésus (Ce HOMME infiniment grand qui a bouleversé tous les données de l'Histoire) arpentait la colline des oliviers comme David, son cœur était dans une angoisse profonde. Angoisse à cause des heures douloureuses qui l'attendaient mais surtout angoisse devant cette rébellion de la créature de Dieu, de sa créature.
A sa suite, une bande de disciples, tous angoissés à cause des révélations que le Seigneur leur avait faites sur ce qu'Il allait souffrir. Plus nous méditons sur ces moments, plus nous comprenons que déjà sur cette route du Mont des Oliviers, l'ombre affreuse de la croix se projetait et Christ ressentait déjà toute l'ardeur de la colère divine qui allait s'abattre sur lui.
Parvenu au Jardin de Oliviers, Jésus pris avec lui ses 3 disciples les plus intimes afin qu'ils veuillent avec lui. Eloigné d'eux de quelques pas pour prier et être fortifié dans cette heure décisive de son ministère, les 3 disciples cherchaient plutôt dans le sommeil le soulagement de leur angoisse; que dis-je l'oubli de leur tristesse.
C'est dans une profonde adoration que Jésus laissa échapper de ses lèvres ses paroles:
"Abba, Père, toutes choses te sont possibles, éloigne de moi cette coupe! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux."
Marc 14:36
Quoique cette parole fût répétée avec ferveur à 3 reprises, le Père ne pouvait éloigner cette coupe amère de son fils et il fallait qu'il la boive jusqu'à la lie, la lie la plus amère. Dans cette angoisse terrible, Jésus trouvait le temps de s'occuper des siens et cherchait vainement à orienter leurs pensées sur les souffrances qui l'attendaient.
Mais, les forces des ténèbres s'étaient déjà déchainées. Le maitre d'œuvre était Satan (qui depuis la naissance du Christ n'avait connu de repos, cherchant par tous les moyens à en finir avec le plan de Dieu) avec la complicité d'un disciple de Jésus, le fils de la perdition comme l'appelle les Ecritures.
Judas est le prototype de l'homme dans sa vraie nature. Bien que son Maitre à plusieurs reprises lui parla pour le détourner de ce plan macabre, le prince des puissances de l'airs était déjà à l'œuvre et les interpellations de Jésus furent vaines. C'est justement au moment même où le Seigneur le désignait comme l'auteur ce qui allait arriver, qu'il sortit pour accomplir son plan machiavélique.
Oh! Corruption de la race humaine. Judas alla encore très loin dans sa traitrise. C'est par un baiser qu'il trahit celui qu'il appelait faussement son maitre. "Un baiser pour trahir", expression ironique du diable triomphant.
Dans cette heure de la honte et de l'humiliation, le Seigneur contrôlait parfaitement la situation. Il était au dessus de toutes situations mais c'était selon ses propres termes "L'heure du prince de ce monde".
Ainsi, les soldats sous la conduite de Judas se saisirent de Jésus qui n'offrit aucune opposition, ni la moindre résistance. Pourtant, il était capable de demander au Père 12 légions d'anges et d'une main levée faire reculer cette bande de soldats à sa trousse. Mais ce fut ainsi afin que s'accomplissent les Ecritures:
"Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas."
Esaïe 53: 3
Jésus-Christ, le Seigneur de gloire était désormais aux mains d'hommes brutaux. Il était maltraité pour le Bien qu'il faisait. En réponse à son Amour, il reçu le mépris. Cet Amour qui venait encore de se manifester en guérissant l'oreille de Malchus, qui était au rang de ceux qui venaient l'arrêter.
Cette traitrise de l'homme est le résultat de la domination et de la manipulation de Satan. Quelques passages des Ecritures montrent la manière terrible utilisée par l'homme pour traiter son sauveur, son créateur.
Flagellé comme une bette de somme. Les soldats pour mieux se moquer, lui bandèrent les yeux en lui demandant de prophétiser et de dire le nom de celui qui le frappait.
"Il a été maltraité et opprimé, Et il n'a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent; Il n'a point ouvert la bouche."
"J'ai livré mon dos à ceux qui me frappaient, Et mes joues à ceux qui m'arrachaient la barbe; Je n'ai pas dérobé mon visage Aux ignominies et aux crachats."
Esaïe 53: 7 et 50: 6
Maintenant, il faisait à peine jour quand Pilate, le gouverneur romain devait prononcer sa sentence.
CHOIX UNIQUE DE L'HISTIRE ! JESUS ou BARBBAS.
Le peuple choisit Barabbas. Quel contraste! Celui qui leur a fait du Bien, les a aimé et guéri était délaissé au profit d'un meurtrier, d'un voleur.
Et la flagellation continua de plus bel. Les Ecritures le rapportent en ses termes:
"Des laboureurs ont labouré mon dos, Ils y ont tracé de longs sillons."
Psaumes 129: 3
Quel abaissement!
Mais le gouverneur païen était convaincu de l'innocence de cet homme. Aussi sortit-il une seconde fois pour mettre fin à cette scène cruelle et imméritée. Mais il manqua de force devant cette foule ingrate et aveuglée sous la domination du prince des ténèbres.
"Pilate sortit de nouveau, et dit aux Juifs: Voici, je vous l'amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime. Jésus sortit donc, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit: Voici l'homme."
Jean 19: 4
VOICI L'HOMME dont ile est écrit qu'il brisera les nations avec un spectre de fer. Mais qu'avait-il entre les mains? Un roseau.
Quand il reviendra sur la terre, il sera revêtu de majesté et de magnificence et ceint de force. Son vêtement portera un nom: Le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs. Mais ce jour là, qu'avait-il? Un vêtement sale.
Quand il reviendra, il aura sur sa tête plusieurs diadèmes mais ce jour là il portait sur sa tête une couronne d'épines, symbole de malédiction.
Un jour viendra où de sa bouche sortira une épée à double tranchant mais ce jour là il gardait silence.
Le jour est proche quand nous le verrons luire comme le soleil à son zénith mais ce jour là son visage était défait.
OUI, VOICI L'HOMME !
Mais à 9h, heure locale, Jésus devait aller encore plus loin dans la souffrance en affrontant la croix.
"Car des chiens m'environnent, Une bande de scélérats rôdent autour de moi, Ils ont percé mes mains et mes pieds."
Psaumes 22:16
Et pendant 3 heures, il affronta le chemin de croix sous les coups, les insultes et les brimades de tout genre. Le tout assaisonné de l'ardent soleil de l'Orient.
De la 6ème heure à la 9ème heure (12 h à 15h), l'ardent soleil s'obscurcit. Il y eu des ténèbres, signe de l'ardeur du péché qui pesait sur le Christ crucifié.
" Père, pourquoi m'as-tu abandonné?" exprime tout le supplice de celui qui n'a pas de péché en lui mais qui à cause de l'homme s'est fait péché.
Ô, mystère des mystères!
Enfin, ayant prié pour ses détracteurs, il cria: TOUT EST ACCOMPLI !
VOICI L'HOMME qui accepta la mort, lui qui est la vie afin de briser les liens de la mort par sa résurrection.
Comprendre et sur tout accepter ce mystère vous ouvre la porte du Royaume Eternel de Dieu par Jésus Christ. Puissions-nous faire ce choix et le vivre encore aujourd'hui.
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